Diocèse de Matadi

Le Baptême

Le Baptême est le premier Sacrement que l’homme rencontre sur sa route et qui l’ouvre à la vie d’union au Christ. Le terme « baptême » dérive du verbe grec baptizein, qui signifie « plonger » « immerger » faire la purification ; la plongée dans l’eau symbolise l’ensevelissement du catéchumène dans la mort du Christ d’où il sort par la résurrection avec Lui, comme nouvelle créature (2 Co 5,17 ; Ga 6, 15 ; Rm 6, 3-4).

Le Baptême institué par Jésus-Christ signifie avant tout une nouvelle naissance, une nouvelle vie. L’eau qui la parole accompagne n’est que le signe visible d’une réalité dont la signification est la nouvelle naissance dans le Christ et l’Esprit ; mais aussi la purification des péchés.

 

Par le Baptême, on est non seulement incorporés au Christ, i.e membres du Christ, mais aussi on reçoit l’Esprit-Saint (Mc 1, 8) et on devient membre du Corps du Christ qu’est l’Eglise (1 Cor 12, 12-13)

* Les normes concernant le Baptême des petits enfants.

La plupart des familles catholiques demandent le baptême pour leurs nouveau-nés. Elles font ainsi parce que les parents vivent leur foi dans la joie, comme le meilleur cadeau reçu de Dieu. Elles souhaitent la même chose pour leurs enfants. Selon Carlos Orduna, « la foi des parents est la seule condition pour le Baptême d’un enfant. Le Baptême est avant tout le sacrement de la foi…. Les enfants sont baptisés dans la foi de leurs parents qui promettent de leur donner l’exemple et de les élever dans la foi chrétienne pour qu’ils prennent conscience de la grâce qu’ils ont reçue au baptême »

On baptise les petits enfants à condition que leurs parents soient chrétiens Catholiques (au moins un des deux) et qu’il y ait en même temps garantie suffisante (espoir fondé) que l’enfant sera éduqué dans la foi chrétienne.

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Le recrutement et la préparation

L’inscription des candidats au baptême à partir des C.E.V.B est une bonne pratique qui, mérite d’être encouragée et bien soignée.

Il s’agit, pour certaines personnes, du tout premier contact avec l’Eglise. Il est nécessaire que tous soient bien accueillis et respectés.

 

Quant à la préparation du Sacrement, il est important que le prêtre n’abandonne pas toute la catéchèse sacramentelle entre les mains des catéchistes ou d’autres agents pastoraux. Il lui revient de coordonner l’ensemble du cheminement, d’être à l’écoute des problèmes et des questions des fidèles, et de s’assurer que l’enseignement doctrinal est bien assimilé.

Les parrains et marraines

Le choix du parrain et de la marraine ne peut être inspiré uniquement par des motifs de parenté, d’amitié ou par des intérêts économiques. Les parrains et marraines sont choisis en premier lieu pour être, par l’exemple de leur vie chrétienne, ceux qui éveillent la foi catholique auprès de l’enfant. Dès lors, ils ont pour rôle d’épauler les parents dans leur tâche d’éducateurs, et notamment d’éducation de la foi.

Pour que la responsabilité qu’ils acceptent de prendre soit en cohérence avec leur vie, l’Eglise demande qu’ils soient chrétiens confirmés et capables d’aider leur filleul par leur exemple et leurs conseils dans sa vie de baptisé.

Pour être parrain ou marraine, les conditions suivantes seront respectées :

  • Être assez mûr pour remplir cette fonction
  • Avoir reçu les trois Sacrements de l’initiation chrétienne : Baptême, Confirmation et Eucharistie,
  • Donner un témoignage suffisant de vie chrétienne et ne pas être écarté par le droit de la fonction de parrain, par exemple : avoir une deuxième femme, être divorcé, etc … (Notes pastorales, n°83, Juin 1974, p.568)

Le prénom

Sous l’influence des médias audiovisuels, il arrive que des parents choisissent un prénom sans lien avec l’histoire chrétienne. Ils en ont la liberté. Mais l’Eglise demande, dans ce cas, d’adjoindre un prénom chrétien connu à celui qui a été choisi.

En effet, il est bon de pouvoir donner à ses enfants un modèle de foi et de vie chrétienne grâce au nom d’un saint ou d’une sainte qui a marqué la vie de l’Eglise. Le Saint patron est proposé pour devenir un compagnon spirituel et un intercesseur tout au long de la vie.

Le ministère du baptême est le prêtre, le diacre ou tout chrétien en cas bien sûr du danger de mort.

La taxation pour le sacrement de baptême tient compte des éléments ci-après :

  • La rémunération des intervenants, animateurs des C.E.V.B, des secrétaires paroissiaux, des catéchistes régionnaires, etc…
  • L’achat des cartes de baptême.
  • Le droit d’étole.

 

La Sous-commission s’est réservée d’avancer le chiffre au regard de l’instabilité de notre monnaie et surtout du fait que notre Diocèse est semi rural et urbano-rural. Cela pourrait dépendre des arrangements entre paroisses appartenant aux catégories relevées supra, toujours naturellement après approbation de l’ordinaire du lieu.

Quant aux enfants d’âge de l’école primaire, ils suivront les règles concernant l’admission des enfants à l’âge d’école primaire, aux sacrements et à la catéchèse extra-scolaire préparatoire aux sacrements.

Texte : Actes du Synode diocésain, Matadi 2013, pp 159-161