Diocèse de Matadi

L'Onction des malades

 
 

Dans ce sacrement, nous remettons notre vie et notre mort entre les mains de celui qui est la vie et qui a vaincu la mort, afin qu’il accomplisse en nous ce mystère pascal, soit par notre retour à la santé pour le service de nos frères et de Dieu, soit par notre passage dans le Royaume des Cieux.

Aujourd’hui, les chrétiens ont peur de ce Sacrement et ne font appel au prêtre que pour que ce dernier aille expédier un malade qui n’a plus toutes ses facultés et dont ils sont comme fatigués. Il n’a même pas l’occasion de parler avec le prêtre encore moins de se confesser.

  • Qu’on cesse de considérer ce Sacrement comme le sacrement de la mort autrefois appelé ‟ l’extrême Onction ‟. On le comprenait comme le Sacrement qui est donné aux malades ‟ in extremis „ au moment de la mort.
  • Qu’on le considère plutôt comme le soulagement corporel et spirituel qu’apporte le Christ à ses membres souffrants.
  • En plus de l’onction des malades, qu’on offre à ceux qui vont quitter cette vie, l’eucharistie comme viatique. L’eucharistie est, en ce moment-là, semence de vie éternelle et puissance de résurrection (Jn 6, 54)
  • Que le malade soit préparé spirituellement à la rencontre du Christ quand sa conscience est encore vive.
  • Qu’on soit vigilant vis-à-vis des vendeurs d’illusions et de guérisons miraculeuses qui, sous prétexte de prière et de prédication, hantent les familles et les chambres des hôpitaux à la recherche de nouveau adeptes.

Texte : Actes du Synode diocésain, Matadi 2013, pp 166