Diocèse de Matadi

La Confirmation

 
 

Avec le Baptême et l’eucharistie, le Sacrement de la Confirmation constitue l’ensemble des « Sacrements de l’initiation chrétienne », dont l’unité doit être sauvegardée.

La Confirmation est le sacrement qui célèbre la présence et l’action de l’Esprit-Saint dans la vie du chrétien. Il donne l’Esprit avec la plénitude de ses dons.

La seule formule pour l’administration du Sacrement de la Confirmation est la suivante « Reçois la marque de l’Esprit-Saint qui t’est donné » (« Accipite signaculum doni Spiritus Sancti »)

L’évêque est le ministre ordinaire de la Confirmation ; il peut en cas d’empêchement choisir un délégué. Ce Sacrement sera administré aux enfants qui ont atteint l’âge de 14 ans.

Que les responsables des Paroisses veillent à organiser, à temps, une catéchèse préparatoire appropriée et bien soignée.

En préparation des Cérémonies, qu’ils veillent à répéter avec les ‟ confirmands ‟ la manière d’aborder l’évêque : les garçons sur une rangée avec leurs parrains, chacun ayant son billet sur lequel est écrit lisiblement son nom. Les filles sur une autre rangée avec leurs marraines, chacune ayant son billet avec son nom écrit d’une façon lisible. Le ‟ confirmand ‟ ne retournera à sa place qu’après la petite tape sur la joue : ‟ La Paix soit avec vous ‟.

Ceux qui ont fait la première communion à l’âge plus avancé peuvent être confirmés en l’année même de leur première communion. Mais les autres, après un délai d’un ou de deux ans. Tout baptisé non encore confirmé peut et doit à avoir le sacrement de confirmation.

Quant à ceux et celles qui se marient le jour de leur baptême, il est préférable qu’ils soient confirmés aussi ce même jour.

Que l’ordinaire du lieu accorde aux Curés la faculté d’administrer le Sacrement de la Confirmation aux chrétiens qui, sur le point de se conférer le Sacrement du mariage, n’ont pas encore été confirmés.

 

Que soit levée l’équivoque qui règne entre la confirmation qui est un des sept Sacrements de l’Eglise et les différentes invocations de l’Esprit valorisées par le Renouveau dans l’Esprit ou Mouvement charismatique. Ces invocations (effusion de l’Esprit) ne sont pas des Sacrements.

(...)

Ces invocations sont des prières communautaires qui ont pour objectif de raviver, chez les fidèles, la conscience de la présence de l’Esprit en eux et de leur vocation missionnaire dans l’Eglise et dans le monde, en vertu justement de ce même Esprit qu’ils ont reçu au baptême et à la confirmation. Les dons que chacun reçoit de l’Esprit sont ordonnés à la construction du corps du Christ qui est l’Eglise, et sous le discernement de l’autorité ecclésiale.

Qu’on évite aussi, dans les groupes, l’utilisation des matières sacramentelles comme l’eau, l’onction d’huile, le sel, l’imposition des mains etc pour ne pas créer des confusions. (Cf. Cardinal MALULA, Lettre pastorale sur le Renouveau dans l’Esprit, 19 juillet 1980, dans vie pastorale 5 (1980), pp 15-23)

Les prières et les activités du Renouveau doivent s’intégrer dans l’ensemble de la vie de la communauté paroissiale ou diocésaine. Elles ne doivent pas se faire en marge de la communauté ecclésiale. Les ministres sacrés et agents pastoraux doivent s’y intéresser, veiller à la formation doctrinale solide des membres de ces groupes et les accompagner pour qu’ils se sentent réellement membres de l’Eglise, professant la même foi et participant de manière spécifique à la mission apostolique de la communauté ecclésiale.

 

Texte : Actes du Synode diocésain, Matadi 2013, pp 162-163