Diocèse de Matadi

L'Eucharistie

 
 

L’eucharistie est le sacrement des Sacrements. Elle est la présence réelle du Christ lui-même, notre Seigneur et notre Dieu.

Le catéchisme de l’Eglise Catholique parle de l’eucharistie comme source et sommet de toute la vie chrétienne. Les autres Sacrements ainsi que tous les ministères ecclésiaux et les tâches apostoliques sont tous liés à l’eucharistie et ordonnés à elle. Car la Sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l’Eglise, i.e le Christ lui-même, notre Pâques (CEC n°1324)

L’eucharistie, c’est un sacrement de l’unité de la communauté ecclésiale. L’eucharistie est le lieu où toute la communauté se rassemble pour écouter unanimement la parole, prie et partage du pain, et pratique la charité (Ac 2, 42-47). Il est le Sacrement le plus fréquenté. Elle est célébrée chaque jour, mais perçue par certains chrétiens comme un moment d’évasion et de distraction au rythme des chants des chorales. Les fidèles sont donc invités à préparer spirituellement et à communier régulièrement pour s’affermir, faire croitre en eux la vie éternelle.

Pour recevoir dignement la communion, l’Eglise exige que les chrétiens soient en état d’amitié avec Dieu et aillent à la communion avec bonne intention. C’est pourquoi :

  1. Les chrétiens concubinaires ne peuvent pas communier.
  2. Les hommes et les femmes libres ne peuvent pas communier.
  3. Les chrétiens divorcés et remariés ne peuvent pas communier
  4. Les polygames officiels ou clandestins (ne peuvent pas communier)
  5. Un chrétien qui normalement se confesse, s’il a conscience d’être en état de péché, doit tout d’abord aller se confesser avant de recevoir la communion.

Préparation et administration à la première Communion

Les règles concernant la première Communion sont insérées dans l’ensemble des dispositions concernant l’admission des enfants (à l’âge d’école primaire) aux sacrements et la catéchèse extrascolaire préparatoire aux sacrements.

Toutefois, il convient d’insister sur le fait que la préparation à la première Communion doit se faire avec le plus grand soin pour permettre aux communiants de pénétrer dans la profondeur du mystère eucharistique.  Ce sont ces catéchistes qui portent le plus grand poids de cette préparation.

  • Que les prêtres ne les abandonnent pas. Qu’ils les accompagnent, les encouragent et veillent à leur formation permanente par des sessions et des récollections.
  • Que les parents aussi soutiennent les catéchistes en les relayant en famille et en répétant avec les enfants les enseignements donnés par les catéchistes. Que soit encouragée l’habitude de fêter les communiants à la Paroisse ou à la C.E.V.B. Elle donne une dimension ecclésiale et communautaire indéniable à la fête de la première Communion et permet de dépasser les écarts socio-économiques qui peuvent devenir des barrières entre les enfants et entre les familles. Dans le Christ nous ne sommes ni riches, ni pauvres, mais tous membres de la même famille, partageant la même table.
  • Après la première Communion, il faudra veiller à ce que les communiants ne désertent pas la communauté ecclésiale. Il faudra les aider à participer fidèlement à la messe dominicale et à la l’adoration du Saint Sacrement.
  • Que les jeunes communiants soient encouragés à continuer la formation Spirituelle dans différents groupes d’apostolat des jeunes. C’est ainsi qu’ils garderont allumée la flamme du baptême, la vigueur de la confirmation et le dynamisme de l’eucharistie, Sacrement de communion et d’amour.

La communion des malades

Les prêtres satisferont volontiers au désir des malades qui veulent communier. Dans les Paroisses on s’efforcera d’organiser la communion des malades de sorte que ceux-ci aient régulièrement l’occasion de communier s’ils le désirent.

Au regard de la grandeur de nos paroisses, Monseigneur l’évêque pourrait promulguer des normes concernant la distribution de la communion par des laïcs délégués par lui pour ce ministère.

 

Texte : Actes du Synode diocésain, Matadi 2013, pp 163-165