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Homélies de l'Evêque (Suite)

Ouverture de l'année pastorale, Jubilé d'argent et Ordinations

Ordinations 2014 2Homélie de S.E. Mgr Daniel NLANDU MAYI, Evêque de Matadi, à l’occasion de l’ouverture de l’Année Pastorale 2014-2015, du jubilé d’argent de sacerdoce de six Prêtres, et des Ordinations sacerdotales et diaconales

Matadi, Paroisse Notre-Dame de Fatima, dimanche 24 août 2014.

Textes

-     1ère lecture : Gn 2, 18–24 : La création de l’homme et de la femme

-     2ème lecture : He 12, 1–4 : L’exemple du Christ

-     Evangile : Mt 25, 14–30 : Les talents

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Au cours de cette célébration eucharistique :

  • Nous allons procéder à l’ouverture solennelle de l’Année pastorale 2014-2015, qui sera consacrée à la famille.
  • Nous allons aussi ordonner des prêtres et des diacres pour notre diocèse de Matadi, et rendre grâce au Seigneur pour les prêtres de notre diocèse qui accomplissent 25 ans de sacerdoce. Il s’agit des Abbés Nathalis BASONGESA, Alexis KUTINU, Aimé MPEVO, Pierre NTIAMA, Germain NZINGA et Albert NZOLA.
  • Nous allons enfin demander au Seigneur une grâce particulière pour la poursuite de la mise en pratique des résolutions de notre Synode diocésain.

1. L’Année pastorale 2014-2015 sera consacrée à la Famille dans l’Eglise universelle et dans notre Eglise-Famille de Dieu qui est à Matadi.

Chers frères et sœurs,

Le pape François a convoqué une assemblée extraordinaire du Synode des évêques sur « les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l’évangélisation ». Ce synode se tiendra à Rome du 5 au 19 octobre 2014.

La famille est le noyau de base de toute l’humanité. C’est Dieu lui-même qui a institué le mariage et lui a donné ses lois depuis l’origine de la création. « Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il ouvrit le côté de l’homme ; et de l’os qu’il retira, il façonna la femme et l’emmena à l’homme. L’homme quittera ses parents pour ne faire qu’un avec sa femme » (cf. 2, 24-28).

Tel est le dessein de Dieu sur le mariage : un homme et une femme unis pour toujours, comme le Christ qui est uni pour toujours à son corps, l’Eglise.

Comme vous le savez, cette cellule de base de toute société humaine rencontre beaucoup de difficultés aujourd’hui. Les divorces sont devenus monnaie courante et compromettent l’éducation et l’épanouissement des enfants ; ce qui entraîne le phénomène des enfants de la rue, les shégués, les kuluna, les enfants dits « sorciers » etc. Les divorces entraînent l’exclusion des sacrements en cas de remariage. Beaucoup de jeunes n’arrivent plus à se marier, faute de ressources.

Les familles et toute la société souffrent aussi de nouvelles idéologies qui tendent à imposer de nouveaux types « d’union conjugale » en opposition avec les commandements de Dieu : les mariages homosexuels etc.

Le pape a demandé que l’Eglise tout entière prie et réfléchisse sur les problèmes de la famille dans le contexte de l’évangélisation aujourd’hui. C’est dans ce sens que la CENCO a donné des directives pour que tous les diocèses de notre pays s’impliquent dans cette démarche. Voilà pourquoi notre diocèse aussi va consacrer l’année pastorale que nous allons ouvrir aujourd’hui à la famille.

Il s’agira, pour notre diocèse, de revenir avec une grande attention sur le diagnostic qui a été posé lors notre synode diocésain et sur les résolutions qui ont été prises à ce sujet. Les différentes instances pastorales diocésaines sont invitées à la mise en pratique efficace de ces résolutions.

Durant cette année pastorale, j’exhorte les familles, les CEVB, les mouvements apostoliques, les communautés religieuses et toutes les paroisses de notre diocèse à réciter régulièrement la prière que le Saint-Père propose pour les familles. Nous avons fait imprimer cette prière ; elle vous sera distribuée. Continuez à la multiplier et récitez-la dans toutes vos assemblées.

Nous ne devons pas rester indifférents aux problèmes de la famille. Au nom de notre foi, nous devons tout faire pour sauver et protéger la famille selon le dessein initial de Dieu depuis les origines.

A ce propos, j’invite tous les curés et leurs collaborateurs à faire une large diffusion des réflexions et des recommandations du Cardinal Robert Sarah au sujet du prochain synode spécial des Evêques sur la famille et des efforts que chaque diocèse est tenu à déployer  pour éclairer l’opinion générale de la population et des dirigeants africains sur les intentions véritables de programmes  de certains organismes internationaux d’aide aux  au pays pauvres ou en voie de développement.

2. Deuxième année de la mise en pratique des résolutions du Synode diocésain

L’accent mis sur la famille durant cette nouvelle année pastorale ne doit pas nous faire oublier que ce sont toutes les résolutions synodales qui doivent être mises en pratique progressivement. Nous devons donc continuer la mise en application méthodique de notre Synode dans tous les domaines de la vie diocésaine.

J’exhorte donc tous les responsables et les agents pastoraux à passer à la vitesse supérieure pour que les efforts consentis pendant la célébration de notre synode puissent continuer à donner des fruits palpables dans tous les secteurs de la pastorale diocésaine.

3. Les ordinations sacerdotales et diaconales

Quelle joie de célébrer des ordinations sacerdotales et diaconales en cette ouverture de l’année pastorale ! Après des années de formation en propédeutique, en philosophie et en théologie sans oublier les stages pastoraux, tant de jeunes acceptent aujourd’hui de s’engager au service du Seigneur dans le sacerdoce et dans le diaconat. Nous ne pouvons que louer Dieu pour un si grand don à notre diocèse.

Ce que nous moissonnons aujourd’hui, c’est le fruit d’un engagement collectif de notre Eglise locale : les jeunes qui ont entendu et répondu à l’appel du Seigneur, les parents qui ont accepté de donner leurs enfants au Seigneur pour le service de l’Eglise, les formateurs qui se sont dévoués à leur donner la formation adéquate, les paroisses qui les ont reçus pour les stages et les différentes structures diocésaines qui ont veillé aux différents aspects spirituels et matériels de leur formation… Tous, nous avons travaillé et nous sommes très heureux d’accueillir aujourd’hui de nouveaux prêtres et diacres pour notre diocèse de Matadi.

Je vous remercie tous pour cet engagement ecclésial et vous encourage à continuer cet effort pour l’avenir de notre diocèse. Les autres jeunes encore en formation comptent sur nous pour arriver eux-aussi au terme de leur formation et se mettre au service de l’Eglise diocésaine.

Chers diacres et chers séminaristes,

Le sacerdoce ministériel, en tant qu’il est uni à l’ordre épiscopal, participe à l’autorité par laquelle le Christ lui-même construit, sanctifie et gouverne son Corps-Eglise. C’est pourquoi le sacerdoce des prêtres est conféré au moyen d’un sacrement particulier qui, par l’onction du Saint-Esprit, les marque d’un caractère spécial, indélébile et les configure ainsi au Christ Prêtre pour les rendre capables d’agir en son nom. De même, les diacres, en se préparant au ministère sacerdotal, assument déjà à leur niveau, des responsabilités spécifiques dans l’Eglise par le service liturgique de la parole et l’organisation matérielle de la vie communautaire.

Participant ainsi, chacun pour sa part, à la fonction des Apôtres, le prêtre et le diacre, reçoivent de Dieu la grâce qui les institue ministres du Christ Jésus auprès des nations, assurant le service sacré de l’Evangile, pour que les nations deviennent une offrande agréable, sanctifiée par l’Esprit-Saint.

Car, c’est par le service des ministres ordonnés que se consomme le sacrifice spirituel des fidèles, en union avec le sacrifice du Christ, unique médiateur. Ce sacrifice est offert au nom de toute l’Eglise dans l’Eucharistie, par les mains des prêtres, de manière sacramentelle jusqu’à ce que vienne le Seigneur.

Ainsi donc, la finalité de la vie et du ministère du prêtre et du diacre, c’est de rendre gloire à Dieu le Père dans le Christ.

La fécondité apostolique du ministère sacerdotal ou diaconal dépend en tout premier lieu de la profondeur intérieure du ministre et de son union à Dieu. Celui qui est uni au Christ comme le Christ lui-même est uni à son Père, celui-là portera beaucoup de fruits. Hors de cette communion profonde avec le Maître, le prêtre ou le diacre se dessèche. En effet, c’est de l’intimité spirituelle avec le Seigneur que le ministre puise son identité et la force d’accomplir sa mission à travers la croix.

Chers frères et sœurs,

Comme vous le voyez, loin d’être uniquement un honneur, le ministère sacerdotal ou diaconal est avant tout une charge. Nous sommes tous invités à prier tous les jours pour nos frères qui vont être ordonnés, afin qu’ils soient pleinement conscients de la charge qui sera désormais la leur, et qu’ils la portent joyeusement avec la grâce de Dieu.

C’est à toute la communauté chrétienne qu’il revient de les soutenir et de les aider, non seulement matériellement, mais aussi spirituellement, pour qu’ils restent fidèles à l’appel qu’ils ont reçu du Seigneur et à le servir dans son Eglise. Car, sans la prière et l’aide de Dieu lui-même, le sacerdoce devient une entreprise purement humaine et vouée à l’échec : « Sans moi, dit le Seigneur, vous ne pouvez rien faire » (cfr Jn 15,5).

4. Les jubilés d’argent

Messieurs les Abbés jubilaires,

C’est une grande joie pour le diocèse d’associer la célébration de votre jubilé aux ordinations sacerdotales et diaconales en cette messe d’ouverture de l’année pastorale.

Les jubilés font partie de la plus authentique tradition de l’Eglise comme une occasion spéciale de rendre grâce à Dieu pour ses dons merveilleux dans la vie des personnes et des institutions. Voici 25 ans depuis que le Seigneur vous a appelés au service de son peuple par le ministère sacerdotal. C’est lui-même qui vous a donné la force de tenir bon et d’accomplir dans la joie votre mission.

En communiant aux joies et aux peines du peuple de Dieu et en exerçant vos différents ministères jour après jour, vous édifiez le Règne de Dieu. Le Seigneur lui-même récompensera chacun de nous le jour de la moisson.

Il est vrai que la vie du prêtre n’est pas rose tous les jours. Il y a des moments où la croix semble trop lourde à porter. Le Seigneur nous avait prévenu : « Celui qui veut venir à ma suite, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive ». Quel que soit le moment ou le lieu où on la porte, la croix du Christ est toujours source de joie et d’espérance car elle conduit à la résurrection et à la vie.

Voilà pourquoi, comme le dit l’Epître aux Hébreux : « Enveloppés que nous sommes d’une si grande nuée de témoins, nous devons rejeter tout fardeau et le péché qui nous assiège, et courir avec constance l’épreuve qui nous est proposée, fixant nos yeux sur le chef de notre foi, qui la mène à la perfection, Jésus ; qui au lieu de la joie qui lui était proposée, endura une croix, dont il méprisa l’infamie, et qui est assis désormais à la droite du trône de Dieu » (He 12, 2).

Chers Abbés jubilaires,

25 ans c’est peu et beaucoup à la fois. Peu par rapport à l’éternité vers laquelle nous marchons, et beaucoup au regard de l’expérience humaine et spirituelle accumulée à travers les peines et les joies.

Que le Seigneur qui vous a appelés vous bénisse tous les jours et vous garde dans la fidélité à la mission reçue et à son peuple.

Au nom du diocèse et au mien propre, je vous présente mes sincères félicitations et vous assure de ma sollicitude pastorale ainsi que de mes prières paternelles et ferventes. Ad multos annos !

5. Exhortation finale

Chers frères et sœurs,

Une nouvelle année pastorale s’ouvre devant nous et elle est pleine de promesses. C’est à chacun de nous que le Seigneur confie la mission de la faire fructifier. Il dépose dans le cœur de chacun de nous les talents nécessaires pour que cette nouvelle année soit une réussite dans les réponses que nous apporterons ensemble aux défis de la famille aujourd’hui et dans la mise en œuvre effectives des résolutions de notre synode diocésain.

Ne perdons pas de vue par ailleurs que ces différentes résolutions sont la résultante des profondes réflexions et analyses qui ont même touché les limites, les faiblesses et les erreurs de notre agir.

A ce sujet, il est très judicieux que chacun de nous (prêtres, consacrés, jubilaires, chrétiens laïcs) en prenne sincèrement conscience devant le Seigneur qui attend de nous une véritable contrition, comme « l’enfant prodigue ». Ce n’est pas en vain que la réconciliation avec Dieu, que nous servons, a été élevée au rang de sacrement, source de grâces, de bénédictions et de réconfort pour notre devenir (« Intelligenti pauca »)

Chers frères et Sœurs,

Fort de la venue de nouvelles unités dans le presbyterium diocésain et en m’associant à la joie de nos jubilaires, je compte sur l’engagement et le travail de chacun de nous pour qu’à la fin de l’année pastorale nous soyons capables de dire au Seigneur : « Seigneur, tu m’as confié cinq talents, moi j’ai gagné cinq autres talents ».

Puisse la Vierge Marie nous obtenir la grâce de la fidélité et de la persévérance auprès de son divin Fils Jésus-Christ, et qu’elle soutienne notre Eglise de Matadi durant cette nouvelle année pastorale et en assure les fruits pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

Que Dieu bénisse notre Eglise, Que Dieu bénisse notre diocèse ! 

Amen.

 

Voeux Solennels et Jubilé d'argent des SSMM

Homélie de S.E. Mgr Daniel NLANDU MAYI, Evêque de Matadi, à la Solennité de l’Assomption de la Vierge Marie, des Vœux solennels et Jubilé d’argent des Sœurs de Sainte Marie de Matadi

Matadi, Paroisse Notre-Dame de Fatima, dimanche 10 août 2014

Mgr daniel nlandu mayiExcellence Mgr l’Evêque Emérite,

Chers frères dans le sacerdoce,

Révérendes Sœurs, révérends Frères,

Chers frères et sœurs dans le Christ,

En ce jour de l’Assomption, nous célébrons la fête patronale des Sœurs diocésaines de Matadi et nous sommes dans la joie de prier pour les Sœurs jubilaires : Sr Marie-Janvier BAWUKILA, Sr Elisabeth KIAMONOBENI, Sr Marceline MAYINGA et Sr Itridat NDOMBI et de recevoir les premiers vœux solennels de la Sœur Marcelline MBADU.

Sens de l’Assomption

Dans l’épitre aux corinthiens que nous avons entendue en deuxième lecture, Saint Paul affirme que « c’est en Adam que meurent tous les hommes ; et c’est dans le Christ que tous revivrons, chacun en son rang : en premier le Christ ; ensuite, ceux qui seront au Christ quand il reviendra ».

En célébrant la fête de l’Assomption de la Très Sainte Vierge Marie, l’Eglise exprime sa foi en la résurrection et en la vie éternelle.

C’est le 1er novembre 1950, que le Pape Pie XII proclama solennellement le dogme (vérité à croire) de l’Assomption par la constitution apostolique Munificentissimus Deus.

« En l’autorité de notre Seigneur Jésus-Christ, des bienheureux Apôtres Pierre et Paul, et par notre propre autorité, nous prononçons, déclarons, et définissons comme un dogme divinement révélé que l’immaculée Mère de Dieu, la Vierge Marie, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre, fut élevée corps et âme à la gloire céleste » (Constitution dogmatique Munificentissimus Deus, §44).

Le concile Vatican II a rappelé le même enseignement dans la Constitution dogmatique Lumen Gentium, §59 : « Enfin, la Vierge Immaculée, préservée de toute tâche de la faute originelle, au terme de sa vie terrestre, fut élevée à la gloire du Ciel en son âme et en son corps et elle fut exaltée par le Seigneur comme Reine de l’univers afin de ressembler plus parfaitement à son fils, Seigneur des seigneurs et vainqueur du péché et de la mort ».

Dans l’espérance chrétienne, c’est Dieu qui a le dernier mot et la victoire finale de l’Histoire lui appartient. C’est de cela que témoigne aussi l’Apocalypse de Saint Jean. Le Dragon satanique qui se tenait devant la femme pour dévorer l’enfant à naître n’a pas réussi à commettre son forfait. « L’enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son trône, et la femme s’enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place. Alors j’entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait : « voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ » (Ap. 12,6-10).

Célébrer l’Assomption de la Vierge Marie, c’est fêter la victoire de Dieu qui, dans son amour infini et sa fidélité indéfectible, a accueilli dans son Royaume celle qui a dit « oui » à l’Incarnation de son  Fils unique et qui, pour cette raison, sera appelée Bienheureuse de génération en génération. A ce propos, nous entendons encore retentir dans nos oreilles les paroles d’Elisabeth adressées à Marie lors de la visitation : « Heureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur » (Luc 1,45).

Mère de l’Eglise, Marie guide et soutient l’espérance du Peuple de Dieu que nous sommes, encore en chemin. Contemplant Marie, qui partage le triomphe du Christ et règne pour toujours avec lui au ciel, nous demandons à Dieu la grâce, par son intercession, d’avoir l’attention aux choses d’en haut et obtenir d’être élevés avec elle dans la gloire.

Comme Marie, nous savons que nous portons en nos corps, qui sont des temples du Saint Esprit, les germes d’éternité. Si nous suivons l’exemple de Marie, notre Mère, nous le rejoindrons un jour dans le Royaume dont elle est Reine.

Les Sœurs de Sainte Marie de Matadi, imitatrices de Marie.

En fondant la congrégation des Sœurs diocésaines de Matadi le 15 Août 1970, et en la dédiant à la vierge Marie, Mgr Simon NZITA, d’heureuse mémoire, avait voulu la faire participer à son propre idéal pastoral exprimé dans sa devise épiscopale : « Ad Lucem », « conduire à la lumière ».

En effet, pour avoir engendré le Fils de Dieu au monde, Marie a donné à l’humanité la lumière de Dieu annoncée par le prophète Isaïe : « Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière, sur les habitants du sombre pays une lumière a resplendi » (Is 9,1).

Tel est le charisme essentiel des Sœurs de Sainte Marie de Matadi : imiter Marie en apportant la lumière du Christ au monde par l’instruction des enfants et des jeunes, le soin des malades et les œuvres sociales (Const. Art 7).

La voie pour atteindre cet objectif apostolique ne peut être que l’imitation de la disponibilité de la Vierge Marie : « Je suis la servante du Seigneur, que tout se passe pour moi comme tu l’as dit » (Lc1, 38). C’est la devise de la congrégation.

Chaque Sœur doit donc méditer et intérioriser chaque jour la spécificité de ce charisme qui exige de chacune d’être réellement disponible et lumineuse pour faire connaître et faire aimer le Christ comme Marie l’a fait. Cette mission si exaltante ne peut réussir que si chacune, et nous tous ensemble, savons donner à Jésus la place qui lui revient dans nos vies à travers la prière, la méditation et une vie spirituelle intense et soignée.

Jubilé d’argent

Chères Sœurs, la vie religieuse est la donation totale de soi au Christ Maître, pour témoigner de la proximité du Règne de Dieu à travers les vœux évangéliques de pauvreté, de chasteté et d’obéissance dans un institut religieux.

En  s’engageant dans cette vie, chacune de vous entend répondre pleinement à l’appel du Christ à la sainteté : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens et suis-moi » (Mt 19,21). Et votre présence apostolique dans l’Eglise et  dans le monde est un motif d’espérance, compte tenu des valeurs spirituelles et morales que vous portez au milieu d’un monde marqué par le désespoir et la perte de repères éthiques.

Votre mission est celle d’apporter la Lumière du Christ au milieu du monde par le témoignage d’une vie rayonnante de joie à cause du Christ que vous rencontrez tous les jours dans la diversité de vos apostolats au service de vos frères et sœurs.

Chères Sœurs Marie-Janvier BAWUKILA, Elisabeth KIAMONOBENI, Marcelline MAYINGA et Itridat NDOMBI,

En célébrant votre  jubilé d’Argent, vous voulez rendre grâce à Dieu pour le précieux don de la vie religieuse et lui promettre une fidélité toujours plus grande à votre vocation. Réaliser 25 ans de profession religieuse est une grande joie qui mérite bien une fête car c'est un parcours, une étape de vie respectable qui a du sens et de la valeur dans notre société et dans l'Eglise où nous sommes tous au service de la mission nous confiée par notre Divin Maître. Aussi avons-nous raison en ce jour jubilaire de venir nous entourer de la force de notre présence, de notre affection et de notre prière fraternelle.

Chères Sœurs jubilaires,

Oui, nous sommes heureux de partager votre joie et de vous mettre sur la tête une couronne de fleurs, en signe de notre reconnaissance pour votre beau témoignage de vie et en signe de nos encouragements pour que votre oui à l'appel du Christ qui vous appelle à aller plus loin encore, augmente votre fidélité et votre ferveur à le servir, lui et ses frères, sur les chemins où vous engage la congrégation des Sœurs de Sainte Marie de Matadi. En effet, à l'étape de 25 ans de vie religieuse, la visibilité de la maturité de votre consécration religieuse doit s'approfondir et rayonner plus fort au dehors, au sein de votre communauté et de votre lieu de travail.

Parvenues à cette étape de votre vie religieuse, vous prenez d’office la responsabilité d’être des modèles pour  vos jeunes Consœurs. Soyez pour elles  des icônes et des motifs de foi et d’espérance pour l’avenir de la Congrégation qui, à l’instar d’autres congrégations religieuses, doit engendrer des belles figures religieuses dont le rayonnement  traverse les temps et les espaces. Evitez à tout prix d’être la cause du découragement, de la chute ou du départ des vos consœurs. Vous portez désormais, et à un titre particulier, la responsabilité de la croissance et  de la congrégation. Devenez davantage des modèles en qui les jeunes pourront découvrir le sens et la valeur de leur propre consécration religieuse, loin, bien loin de celles ou de ceux qui se laissent aller et qui constituent pour elles des occasions de chute.

Je vous exhorte à devenir par votre témoignage de vie des signes efficaces et nécessaires pour faire rencontrer le Seigneur à ceux et ou celles qui viennent vers vous, soyez par votre vie religieuse exemplaire des instruments de l'appel divin principalement auprès des jeunes qui vous sont confiées ou qui viennent vers vous, car Dieu se sert du témoignage des consacrés qui sont fidèles à leur vie religieuse pour susciter de nouvelles vocations pour le service de son peuple.

Oui, Jésus veut le meilleur de vous. Priez sans cesse pour que la loi de l'amour des autres devienne la loi de votre vie communautaire. Et vous serez inondées de sa paix, de sa joie et de son amour; même ou milieu de la tourmente de ce monde en pleine crise et rempli de contradictions.

Toute l’Eglise diocésaine ainsi que vos familles s’associent à votre joie, combien légitime, car vous avez tenu bon au service du Seigneur pendant un quart de siècle.

Nos prières vous accompagneront toujours parce que la route est encore longue et sans le Seigneur lui-même, nous ne pourrons rien faire. Félicitations et bonne continuation !

Premiers vœux solennels

A  toi ma fille Marcelline MBADU qui va émettre les premiers vœux solennels au sein de la congrégation diocésaine des Sœurs de Sainte Marie de Matadi : durant ton Noviciat, tu as appris à mieux connaître la vie de votre Père fondateur, Mgr Simon NZITA et l’idéal religieux et apostolique  qu’il a assigné à sa congrégation.

Chère Sœur,

Comme tu le sais, un vœu est une promesse délibérée et libre que l’on fait à Dieu. On n’est pas obligé d’émettre des vœux. Mais celui qui librement s’engage à les formuler, est tenu de les observer par précepte divin.

Et toi, Marcelline, après avoir mûrement réfléchi, et avec la grâce de Dieu, tu as pris librement la décision  d’émettre tes premiers vœux solennels aujourd’hui. Comme le disent les Constitutions :

Par son vœu de pauvreté, la Sœur SSMM s’oblige à vivre pauvre en fait et en esprit à l’exemple du Christ pauvre. Elle mènera par conséquent une vie laborieuse et sobre dans la dépendance et la limitation de l’usage et la disposition des biens (art.13).

Par vœu de chasteté, qui est signe du monde à venir et source d’une plus grande fécondité spirituelle dans un cœur sans partage, la Sœur SSMM est disposée à vivre la continence parfaite dans le célibat pour appartenir à Dieu seul(Art. 24).

Par vœu d’obéissance, la Sœur SSMM est disposée à obéir  à Dieu dans un esprit de foi et d’amour, à l’exemple du Christ obéissant. C’est dans la soumission de sa volonté aux supérieures qui tiennent la place de Dieu et qui commandent selon les Constitutions de la Congrégation (Cfr. Const. Art 30).

Chère fille,

Toutes ces exigences, tu les connais bien. Elles ne sont pas faciles, mais possibles. L’histoire de notre Eglise universelle et congolaise est émaillée de belles figures religieuses. Pensez à toutes ces saintes religieuses que la liturgie nous propose tout au long de l’année. Comment ne pas évoquer en cette occasion le beau témoignage de  la Bienheureuse  Anuarite  NENGAPETA dont nous célébrons cette année le cinquantième anniversaire du  martyr. C’est vraiment dommage qu’on ne voit que les contre-témoignages alors qu’il y en a beaucoup  qui édifient et encouragent. Commence bien ta vie religieuse, en garant l’élan que tu as pris au postulat et au noviciat. Demeure cette fille éveillée, ardente, disponible à rendre service, intelligente et pratique.

Autant  de qualités que le Seigneur t’a données pour que tu puisses les mettre au service de la Congrégation et de l’Eglise.

Que le Seigneur lui-même  qui t’a fait connaître et aimer la vie religieuse soutienne tes pas par la force du Saint Esprit, et que l’exemple de l’abandon total de votre patronne, la Vierge Marie, t’inspire en chaque instant.

Exhortation à tous,

Chers frères et sœurs

Comme vous avez pu le constater, notre célébration de ce jour est pleine d’événements heureux et très significatifs pour notre Eglise diocésaine et pour l’Eglise universelle.

Tous ces événements sont un don de Dieu et expriment la fécondité spirituelle de notre communauté diocésaine  et spécialement de nos Sœurs diocésaines. Au milieu de cette grande joie, chacun de nous est appelé à accueillir dans la foi, les forces nouvelles que le Seigneur lui-même nous donne, pour continuer à portrs nos croix, nos difficultés, nos épreuves à sa suite : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, dit Jésus, qu’il renonce à lui-même et prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive » (Lc 9,23).

Par ailleurs, nous ne devons pas douter de sa sollicitude et de sa promptitude à nous venir en aide : « si longue soit la nuit, le jour viendra » ; « courage, j’ai vaincu le monde ! ».

Si nous suivons Jésus, dans la joie, à travers nos différents états de vie, comme prêtres, religieux, religieuses ou laïcs, c’est parce que nous avons la foi qu’au terme de cette vie terrestre, la couronne de gloire est préparée pour ceux qui servent Dieu dans la fidélité, comme Marie dont  nous célébrons la glorieuse  Assomption aujourd’hui.

Que par son intercession maternelle, la  Vierge Marie nous obtienne la grâce de l’amour, de la persévérance et de la fidélité à la suite de son Fils Jésus-Christ.

A tous et à chacun, je souhaite une bonne fête de l’Assomption, et aux Sœurs de Sainte Marie de Matadi d’heureuses fêtes de Jubilé d’Argent et des  premiers vœux solennels !

+Daniel Nlandu Mayi

CONFIRMATIONS A SAINTE MARIE / CAMP REDJAF

Homélie de S.E. Mgr Daniel NLANDU MAYI, Evêque de Matadi, à l’occasion de l’administration du sacrement de Confirmation à la Paroisse Sainte Marie/Camp Redjaf

Matadi, Paroisse Sainte Marie/Camp Redjaf, dimanche 27 juillet

Textes

-     1ère lecture : Ac 2, 1–11  

-     2ème lecture : 1 Co, 12, 3b–7, 1–13

-     Evangile : Jn 20, 19–23

Chers frères et sœurs dans le Christ,

L’Eglise universelle célèbre aujourd’hui le XVIIè dimanche du Temps Ordinaire de l’Année A. Mais ce jour est particulièrement festif ici à la paroisse Sainte Marie/Camp Redjaf, car la célébration eucharistique d’aujourd’hui nous replonge dans le mystère de la Pentecôte, ce grand mystère fondateur de notre Eglise.

En effet, comme je l’ai promis lors de ma dernière visite ici à l’occasion de la fête de Noël l’année passée, je viens aujourd’hui conférer le sacrement de confirmation à bon nombre des jeunes de cette paroisse qui s’y sont préparés.

Je suis donc très heureux de venir m’associer à la prière et à l’action de grâce de tous les paroissiens de Sainte Marie, plus particulièrement de ceux qui vont recevoir de mes mains aujourd’hui le dernier sacrement de l’initiation chrétienne.

Je vous remercie pour le bel accueil que vous m’avez réservé, et je vous encourage à demeurer une communauté paroissiale joyeuse et engagée au service de l’Eglise.

Au cours de cette Eucharistie solennelle, nous allons invoquer le Saint Esprit, pour qu’il descende sur chacun de nous, comme sur les Apôtres au jour de la pentecôte ! Qu’il descende particulièrement sur tous ceux qui vont recevoir la confirmation, pour qu’il ravive en eux tous les dons reçus de lui le jour de leur baptême.

Chers frères et sœurs,

Le mystère de la pentecôte, dans lequel nous replonge cette célébration eucharistique, est le grand mystère fondateur de notre Eglise.

Lorsque le Saint Esprit descendit sur les Apôtres, comme nous l’avons entendu dans la première lecture, ils furent libérés de la peur et se mirent à proclamer, chacun dans sa langue, les merveilles de Dieu.

Depuis cet événement, chacun pouvait désormais entendre la Bonne Nouvelle dans sa propre langue. Ce fut donc la naissance de l’Eglise.

Par la suite, les Apôtres ont entrepris de transmettre à tous les croyants, de génération en génération, le don précieux qu’ils avaient eux-mêmes reçu, pour assurer la croissance harmonieuse de l’Eglise, qui est le corps du Christ. Cette œuvre de transmission de l’Esprit Saint se poursuit encore aujourd’hui, et se poursuivra toujours avec les successeurs des Apôtres que sont les Evêques, qui à leur tour ordonnent des prêtres pour participer à leur mission apostolique.

Mes chers confirmands,

L’Esprit Saint qui a été invoqué sur vous par le prêtre le jour de votre baptême, est le même que l’Evêque va raviver en vous dans le sacrement de confirmation. C’est encore le même Esprit qui a animé les Apôtres à la pentecôte : c’est d’abord un Esprit de force et de courage, qui pousse à témoigner du Christ sans avoir peur du monde ; en libérant ainsi de la peur, l’Esprit Saint procure ensuite la paix, et comble de joie ceux sur qui il descend. C’est cette paix et cette joie que le Christ apporta aux Apôtres quand il leur apparut après sa résurrection pour leur confier sa mission (Cf. Jn 20, 19–23).

Dans la deuxième lecture, Saint Paul insiste sur l’action de l’Esprit en chacun de nous et dans l’Eglise tout entière : L’Esprit Saint structure l’Eglise et unifie les chrétiens ; il donne à la communauté ecclésiale son unité et sa cohésion grâce aux charismes divers dont il est le divin dispensateur, pour le bien de tous et le développement harmonieux de l’Eglise-corps du Christ.

Voilà pourquoi la confirmation que vous allez recevoir aujourd’hui fait de vous désormais des adultes dans la foi, de véritables témoins du Christ. Elle va vous aider à prendre pleinement conscience de la présence agissante de l’Esprit Saint en vous et dans l’Eglise, de multiples dons que vous avez reçus de lui depuis votre baptême, et surtout de la mission que le Christ vous a confiée au sein de son Eglise et dans le monde, mission que vous êtes appelés à accomplir avec courage, dans la joie et la paix du Christ ressuscité! 

CONFIRMATIONS AU PETIT SEMINAIRE DE KIBULA

Homélie de S.E. Mgr Daniel NLANDU MAYI, Evêque de Matadi, à l’occasion de la visite canonique et l’administration du sacrement de Confirmation au Petit Séminaire Saint Charles Lwanga de Kibula

Kibula/ Petit Séminaire Saint Charles Lwanga, dimanche 11 mai 2014.

Visite canonique de mgr daniel nlandu kibula 42Textes

-     1ère lecture : Ac 2, 1-11

-     2ème lecture : 1 Co, 12, 3b-7, 12-13

-     Evangile : Jn 20, 19-23

Chers Frères dans le Sacerdoce,

Révérendes Sœurs,

Chers parents d’élèves,

Chers Séminaristes,

Mes chers enfants,

Voici bientôt un mois depuis que nous célébrons dans la joie la résurrection glorieuse de notre Seigneur Jésus !

A Pâques nous célébrons en effet le grand mystère fondateur de notre foi : si nous sommes là aujourd’hui, réunis pour prier, c’est grâce à la résurrection de Jésus.

Voilà pourquoi Saint Paul a dit dans sa Lettre aux Corinthiens (ch 15, v. 14 et 17) : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi ! »

Ce quatrième dimanche de Pâques est particulièrement solennel, et hautement significatif à plusieurs titres : premièrement, je suis très heureux de présider cette eucharistie à l’occasion de ma visite canonique ici au petit séminaire de Kibula.

Je suis venu assurer de ma sollicitude pastorale tous mes frères dans le sacerdoce, ainsi que les grands séminaristes que j’ai affectés ici pour la formation des petits séminaristes.

Je suis venu également apporter ma bénédiction paternelle à ces chers enfants, les encourager dans leur vocation, les affermir à une plus grande fidélité à la suite du Christ Ressuscité !

Je vous remercie une fois encore, vous tous, formateurs et élèves, de m’avoir accueilli si chaleureusement parmi vous.

La célébration eucharistique de ce jour nous donne l’occasion de rejoindre le sommet du mystère pascal, qui est la Pentecôte ! En effet, au cours de cette messe, je vais conférer le sacrement de confirmation à bon nombre de petits séminaristes.

Comme sur les Apôtres au jour de la Pentecôte, L’Esprit Saint va descendre sur eux pour réchauffer, raviver en eux tous les dons et toutes

les grâces reçus le jour de leur baptême, pour qu’ils deviennent des adultes dans la foi, capables de témoigner du Christ partout, et tout au long de leur vie.

Je suis ensuite heureux de présider cette eucharistie en présence d’une représentation des parents d’élèves, venus essentiellement de Matadi, Kimpese, Mbanza-Ngungu et Kinshasa pour entourer de leur affection ces chers enfants. Je les remercie pour le souci et l’intérêt qu’ils portent à la formation intégrale de leurs enfants, et particulièrement pour leur précieuse collaboration à cette noble tâche, qui s’exerce aujourd’hui dans des conditions difficiles.

Chers Frères et sœurs dans la foi,

La célébration eucharistique de ce jour nous replonge dans le mystère de la Pentecôte, où nous célébrons la descente du Saint Esprit sur les Apôtres.

La pentecôte est en effet l’évènement fondateur de notre existence comme chrétiens aujourd’hui. C’est le jour où les Apôtres ont commencé à témoigner du Christ Ressuscité sans avoir peur des juifs. C’est le jour de la naissance de l’Eglise.

Et les lectures qui nous sont proposées aujourd’hui pour nourrir notre foi, nous donnent l’occasion de méditer sur cet évènement central de notre vie chrétienne, et de prier pour que le même Esprit de Pentecôte descende sur nos enfants et frères, qui vont recevoir tout à l’heure le sacrement de confirmation, et puisse les combler de ses multiples dons.

Esprit de force et de courage, qui nous pousse à témoigner du Christ toujours et partout

La Première lecture, tirée du livre des Actes Apôtres, et l’extrait de l’évangile selon Saint Jean, nous présentent l’Esprit Saint comme cette force venue d’en haut, qui nous libère de la peur et nous pousse à témoigner de Jésus-Christ partout où nous sommes.

Nous avons entendu comment la mort de Jésus et sa mise au tombeau avaient enfermé les disciples dans la peur. Ils n’osaient pas sortir de leur maison ni s’exprimer librement, craignant d’être persécutés par les juifs.

Grâce au don de l’Esprit Saint, les Apôtres ont bravé la peur qui les tenait enfermés. Ils se sont mis à proclamer dans toutes les langues, et dans l’émerveillement de tous ceux qui les entendaient, les haut-faits de Dieu.

Ce fut la naissance de l’Eglise, car chacun pouvait désormais entendre et recevoir, dans sa propre langue, la Parole de Dieu.

La première lecture et l’Evangile nous présentent donc l’Esprit Saint comme ce feu qui vient nous réchauffer, nous secouer; cette force qui vient nous libérer de la peur et nous pousser à témoigner du Christ Ressuscité.

L’évangile nous précise par ailleurs que cet Esprit, reçu par les disciples à la Pentecôte, est bel et bien l’Esprit de Jésus Ressuscité. C’est son souffle, qu’il répand sur les disciples pour dissiper en eux toute peur, pour leur donner la paix, ensuite la force et le courage d’accomplir la mission qu’il leur confie (Cfr. Jn 20, 21-22).

Mes chers enfants qui allez recevoir la confirmation,

Sachez que l’Esprit Saint, qui vous a été donné le jour de votre baptême et que la confirmation va raviver en vous aujourd’hui, n’est pas un Esprit de peur. C’est au contraire un Esprit qui vous libère en vous donnant la paix du Christ; c’est un feu qui réchauffe votre ardeur pour la mission que le Christ vous a confiée, celle de témoigner de lui partout  où vous vivez.

N’ayez donc pas peur d’affirmer votre identité chrétienne : faites briller toujours haut votre foi en dénonçant le mal et en faisant toujours le bien partout où vous êtes. Ce sera pour vous l’unique façon de montrer aux yeux du monde que l’Esprit de Dieu habite effectivement en vous.

L’Esprit Saint fait l’unité du Corps du Christ

Dans la deuxième lecture,  Saint Paul, nous parle de la multiplicité des dons que nous apporte le même Esprit. C’est donc l’Esprit saint qui fait l’unité et la cohésion de la communauté chrétienne, grâce à la diversité des dons qu’il dispense pour le bien de tous et le développement harmonieux du Corps du Christ tout entier.

A travers les divers dons de la grâce, les diverses fonctions et activités au sein de l’Eglise, c’est toujours le même Esprit, et donc le même Dieu qui agit en chacun de nous pour le bien de tous (Cfr. 1 Co 12, 4-7).

L’Esprit Saint qui nous est donné n’est donc pas un Esprit de division; il se manifeste à travers l’unité qui doit régner entre nous.

La vie dans l’unité : un don de l’Esprit Saint

Mes chers enfants,

Ayez toujours à cœur l’unité qui doit régner entre vous, pour que votre témoignage soit vraiment authentique, pour que les gens voient que votre vie rayonne effectivement des dons de l’Esprit Saint. Il y a un beau chant ici, dans vos petits livres, qui a pour refrain : « Voyez comme ils s’aiment, comme ils sont heureux ; l’Esprit du Seigneur habite en eux… » J’espère que vous l’exécutez encore.

En effet, quand règne l’unité entre vous, vous verrez que votre vie changera, elle va s’améliorer. Et vous forcerez l’admiration de ceux qui vous voient vivre ; ils rendront gloire à Dieu à cause de vous.

Formateurs et élèves, formateurs entre eux, et élèves entre eux : vivez dans l’unité ; alors vous serez comblés de tous les dons de l’Esprit Saint (sagesse, intelligence, conseil, force, science, piété, crainte de Dieu).

Ces multiples dons vous aideront à bâtir, ici à Kibula, une communauté solide constituée de personnes profondément nourris par la Parole de Dieu, et dont les actes reflètent clairement les nombreux fruits de l’Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, longanimité, fidélité, douceur et tempérance (Cfr. Ga 5, 22).

On ne peut rien construire de solide dans la division, quelle que soit notre intelligence, quelles que soient nos capacités, quels que soient nos talents.

La division fragilise toujours l’action de la communauté. Or L’Esprit Saint n’isole, ne divise ni ne disperse ceux qui croient au Christ. Bien au contraire, il les unit en un seul corps, en une même communauté, l’Eglise, appelée à proclamer les merveilles de Dieu et à témoigner du Christ.  

Mettons à profit l’enseignement de Saint Paul contenu dans la deuxième lecture : les dons reçus par chacun de nous au baptême sont variés; les fonctions et les activités que nous exerçons au sein de l’Eglise et même du monde, sont diversifiées.

Il en va de même pour votre communauté ici à Kibula : vous avez un Recteur, des professeurs chargé de l’un ou l’autre aspect de la vie communautaire ; il y a un Doyen parmi les élèves, un intendant (on dit ici « chef coq »), un bibliothécaire, etc. 

Toutes ces charges sont des services ordonnés au bien et à la croissance de la communauté tout entière. Loin d’être une source de conflits, de luttes, d’incompréhensions et de divisions, elles doivent plutôt vous unir afin de concourir efficacement au bien de tous.

Mes chers enfants,

Le sacrement de confirmation, que vous allez recevoir de mes mains tout à l’heure, inaugure un tournant très décisif de votre vie chrétienne. Il développe et fortifie en vous la vie divine reçue lors de votre baptême ; il vient achever en vous la grâce baptismale. Dans ce sens, on peut affirmer que la confirmation est l’achèvement ou l’accomplissement du baptême.

Vous êtes désormais des adultes dans la foi. Et à ce titre, vous êtes appelés à vous engager dans l’Eglise de manière plus visible.

Confirmation et vocation sacerdotale

Et pour vous qui êtes en formation ici au petit séminaire, l’Esprit Saint que le sacrement de confirmation vient raviver en vous aujourd’hui, doit vous aider à avancer avec plus d’ardeur et d’assurance sur le chemin de votre vocation sacerdotale.

En venant étudier à Kibula, vous avez choisi une forme particulière d’engagement à la suite du Christ : le sacerdoce. Laissez-vous former, mes chers enfants ! Que l’Esprit Saint vous soutienne et vous aide à vous engager sur le chemin du sacerdoce avec courage et détermination. N’ayez pas peur de ce cheminement ; n’ayez pas peur de vous engager. Elle est belle, la vie sacerdotale ! « Vous avez choisi la meilleure part », comme disait Jésus à Marie de Béthanie (Cfr Lc 11, 37-41) !

Je sais que plusieurs choses vous font parfois peur et ont tendance à vous décourager : l’isolement, qui paraît inadapté aux mentalités d’aujourd’hui ; les conditions de vie qui sont devenues dures, les difficultés matérielles de vos formateurs, la crise de modèle, etc., sont autant de facteurs qui démotivent et découragent bon nombre d’entre vous.

Cependant, hélas ! Toutes ces difficultés qui vous touchent aujourd’hui, se retrouvent également partout ailleurs : dans les familles, les communautés, les entreprises ou toute autre forme de société, chez nous ou sous d’autres cieux ; elles constituent en réalité une des caractéristiques générales de notre monde d’aujourd’hui.

Bien entendu, le caractère général de toutes ces difficultés n’est pas une raison pour nous laisser abattre par elles, pour les subir sans réagir !

Au contraire, c’est au milieu de ces épreuves, c’est au cœur de ce drame existentiel que nous sommes tous appelés à témoigner du Christ. Et souvenez-vous: le courage du témoignage, c’est un don de l’Esprit Saint. Les Apôtres en ont fait l’heureuse expérience le jour de la Pentecôte.

Le don de l’Esprit Saint : une demande quotidienne adressée au Père

Mes chers enfants,

En ce jour solennel où vous allez recevoir la confirmation, recherchez désormais la présence permanente de l’Esprit Saint en vous. N’éteignez pas sa flamme qui brûle en vous depuis votre baptême, en vous laissant décourager par toutes sortes de difficultés ou d’épreuves. Au contraire, priez le Seigneur de raviver sans cesse son Esprit dans vos cœurs et dans toute votre vie.

N’attendez pas seulement la veille des examens pour demander l’Esprit Saint dans la prière du Veni Creator ! Chaque jour dans votre prière personnelle, demandez l’Esprit de Dieu, comme ce pain quotidien que le Père donne toujours à ses enfants.

Tenez bon dans votre vocation, demeurez fidèles à l’Eglise et mettez à son service toutes vos capacités, tous les talents dont vous disposez, car ceux-ci sont des dons venus de l’Esprit Saint qui vous a été donné, et que nous demandons à Dieu de raviver en vous aujourd’hui.

Vous contribueriez ainsi à la croissance de votre communauté et de l’Eglise tout entière ; vous  assureriez son avenir, mais aussi votre propre avenir au sein de l’Eglise et au milieu du monde.

Conclusion

Chers frères et sœurs dans la foi,

Prions le Seigneur au cours de cette eucharistie solennelle : comme au jour de Pentecôte, qu’il fasse descendre sur nous son Esprit : Esprit de force, de courage et de liberté; Esprit de paix, d’unité et d’amour.

Que cet Esprit vienne particulièrement combler de ses multiples dons nos enfants qui vont recevoir la confirmation aujourd’hui, pour qu’ils deviennent de véritables témoins du Christ, dont l’Eglise a besoin pour sa croissance harmonieuse, et dont notre pays a également besoin pour son redressement.

En ce mois de mai dédié à la Vierge Marie, nous allons également nous confier à elle, pour qu’elle nous obtienne d’abondantes grâces.

Que Saint Charles Lwanga, Patron de ce petit Séminaire, intercède pour tous les enfants qui sont formés ici. Qu’il soutienne leur vocation et leur obtienne la grâce de poursuivre leur cheminement jusqu’au bout.   

Et que Dieu Tout Puissant nous bénisse tous : + le Père, + le Fils et + le Saint-Esprit.

Amen.

Journée Mondiale de la vie consacrée 2014

HOMELIE DE MONSEIGNEUR DANIEL NLANDU MAYI, EVÊQUE DE MATADI, A L’OCCASION DE LA JOURNEE DE LA VIE CONSACREE 2014.

Matadi, Cathédrale Notre Dame Médiatrice, dimanche 02 février 2014

Textes

-     1ère lecture : Mi 3, 1-4 

-     2ème lecture : He 2,14-18

-     Evangile : Lc 2, 22-40

Chers Confrères dans le sacerdoce,

Révérendes Sœurs,

Révérends Frères,

Chères Demoiselles consacrées,

Chers frères et sœurs dans le Christ,

C’est pour moi une grande joie de célébrer cette eucharistie avec vous  à l’occasion de la journée de la vie consacrée. J’apprécie la présence de nombreux fidèles qui se sont joints à nous pour cette célébration. J’adresse à chacun de vous mes salutations  cordiales et je vous souhaite à tous une bonne fête !

La liturgie de ce jour dans son symbolisme de lumière comme à travers les textes que nous venons d’entendre, retrace clairement les contours de ce que doit être la vie consacrée, c’est- à-dire une vie entièrement donnée et ordonnée à la volonté du Créateur, dans un élan sans cesse renouvelé de grande générosité, d’oubli de soi et de témoignage de sainteté. Les consacrés sont des hommes de Dieu par excellence. « Bantu ba Nzambi » ; « bato ya Nzambe ».

L’antienne pour la bénédiction et la procession des cierges  nous fait entrer dans le mystère du jour : «Voici le Seigneur Dieu qui vient avec puissance, il vient illuminer notre regard » (Is 35,4-5).

Comment ne pas voir dans ces paroles du Prophète Isaïe l’annonce de Jésus que le Prophète Siméon, dans l’Evangile de ce jour, salue et accueille comme « lumière des nations pour éclairer les nations païennes et gloire d’Israël son peuple » ?

Dans cette même perspective, il nous faut également prendre une vive conscience de notre vocation chrétienne et religieuse : nous sommes la lumière du monde et le sel de la terre. En tant que personnes consacrées, cette exigence se fait encore plus impérieuse.

Nous avons en effet la mission et le devoir de mener, par le bon exemple de notre vie missionnaire et religieuse, la marche de l’Eglise et du monde. C’est ce que Vatican II nous a rappelé avec force dans sa constitution dogmatique « Lumen Gentium » : l’Eglise, lumière des nations. Le Christ resplendit sur le visage de l’Eglise.

Cependant pour aller à la rencontre du Christ-lumière, et pour devenir nous-mêmes lumières pour les autres, nous devons nous purifier.

C’est le sens de la première lecture tirée du Prophète Malachie, qui nous invite à nous purifier jusqu’à ce que l’intérieur de notre être devienne aussi blanc que la lessive des blanchisseurs. La vie consacrée est œuvre de conversion continuelle car le consacré est une personne humaine comme toutes les autres faite de chair et de sang, mais il se distingue par l’état auquel il est parvenu à la suite d’une solide formation spirituelle et de l’effort permanent  de demeurer une personne réellement consacrée à Dieu et à l’Eglise.

Quant à la péricope évangélique, elle met en scène entre autres la rencontre du Seigneur avec deux vieillards au Temple : Siméon et Anne, dont l’auteur sacré dit qu’ils vivaient dans la crainte de Dieu. Les voilà tous enveloppés et éclairés par cette lumière venue d’en haut et qui apporte le salut et la consolation du monde.

Bien avant, le même évangile nous rapporte le geste des parents de Jésus qui, fidèles aux prescriptions de la  loi juive, portent l’enfant au temple de Jérusalem pour le présenter à Dieu. Comment ne pas y voir le désir de la consécration de ce divin enfant au Seigneur à qui Marie et Joseph, son chaste époux, offrent ce que Dieu lui-même leur a donné ?

Aujourd’hui, l’Eglise Famille de Dieu ici rassemblée refait dans la foi la même démarche : elle présente ses fils et filles que vous êtes – que nous sommes tous – au  Seigneur. C’est pourquoi j’ai voulu associer les fidèles laïcs à cette célébration. Nous sommes donc venus nous consacrer de nouveau à Dieu.

Nous sommes venus implorer pour chacun et chacune de vous : prêtres, religieux, religieuses, demoiselles consacrées,  la bénédiction de Dieu afin que vous soyez ces lumières qui éclairent l’épaisse obscurité de notre monde par le beau témoignage d’une authentique vie consacrée et religieuse.

Frères et sœurs dans le Christ, le monde a un besoin urgent des témoins. Notre monde a besoin de vous pour l’éclairer, le consoler, le guider….Comme le Christ puissiez-vous faire de votre consécration à Dieu une présence qui soit l’expression de votre passion pour Dieu et pour l’humanité.

Vous êtes et vous devez rester cette ville placée sur la montagne : la lumière du monde  et le sel de la terre (Mt 5, 13…) ; de modèles vivants de foi, de l’obéissance, de pauvreté et de charité dans la diversité des charismes de vos familles religieuses respectives. Attachez-vous aux vraies valeurs qui demeurent éternelles.

Et laissez-moi vous dire, chers consacrés, que ce rôle attendu de vous est perçu de plus en plus aujourd’hui comme une nécessité. Notre pays a grandement besoin des hommes et des femmes consacrés qui vivent réellement leur consécration à Dieu. Plus que le travail que vous faîtes, c’est la qualité de la vie que vous menez qui sera davantage pour les autres un stimulant et une interpellation.

Et ce sera toujours pour vous un point d’honneur, à donner à la face du monde qui vous regarde  la mesure de ce que vous êtes : un don de Dieu le Père  à son Eglise et au monde, une bénédiction pour notre Eglise et notre pays.

Je saisis cette occasion pour vous remercier et vous féliciter vivement de toute l’œuvre que vous avez accomplie  et que vous continuez à accomplir au milieu du peuple de Dieu. Dans le contexte de notre pays en proie à une crise profonde et multiforme, nous vous invitons à donner davantage votre généreuse contribution aux efforts de la promotion humaine à travers les multiples et fécondes initiatives dans les domaines aussi divers que la santé, l’éducation et l’assistance sociale, pour ne citer que celles-là.

Grâce à vous aussi, l’Eglise locale, rend ainsi à l’humanité, selon les mots de sa Sainteté le Pape Benoît XVI, le service de la charité (Cf. Deus Caritas est). Et depuis son arrivée, le Pape François ne cesse de nous exhorter de pratiquer la religion  pure et sans tâche, selon l’expression de Saint Jacques : « s’occuper des  orphelins et des veuves dans leur détresse et se garder  du monde pour ne pas se souiller…» (Jc 1, 27). Cela veut dire faire  du bien aux autres. Etre bon comme le Seigneur.

Je vous exhorte donc, de tout cœur, de continuer à participer intensément aux activités du diocèse et à y apporter  votre contribution personnelle. La mission exige toujours la solidarité avec les personnes à évangéliser : il est donc nécessaire  d’être toujours  au cœur des masses comme levain dans la pâte.

Chers Confrères dans le sacerdoce,

Révérendes Sœurs,

Révérends Frères,

Chers frères et sœurs dans le Christ.

Tout en vous encourageant pour le travail que vous faites déjà et pour lequel je vous réitère  mes remerciements, il me tient cependant à cœur de vous rappeler le grand défi que nous devons tous relever en cette période post-synodale : « la mise en pratique des résolutions du synode ». Comme vous le savez, la commission de la mise en pratique des résolutions du synode est à pied d’œuvre ; mais comme je l’ai dit lors de l’échange des vœux, c’est un  travail titanesque  qui exige des collaborations organisées. L’implication  de tous est donc nécessaire.

Cela requiert de chacun de nous la volonté ferme d’exécuter dans la joie ce qui est demandé par le synode et traduit par les options et directives. C’est la meilleure manière de vivre les effets des grâces que nous avons reçues pendant l’année synodale. Comme je ne cesse de le répéter : la mise en œuvre du synode est avant tout l’état d’esprit  général qui doit habiter tous les agents  pastoraux et tous les fidèles  de notre diocèse pour vivre réellement l’unité chrétienne – (Que tous soient) dans des attitudes visibles et palpables de la vie de tous les jours.

En remerciant encore tous les fidèles laïcs qui sont venus nous entourer de leur affection et participer à cette eucharistie, je demande à Notre Dame du Perpétuel Secours de veiller toujours à notre apostolat et de nous obtenir de son Fils la grâce d’une totale et parfaite consécration.

                                                    +Daniel NLANDU MAYI

                                                       Evêque de Matadi  

DIMANCHE DES MISSIONS 2012

Mgr l'Évêque de Matadi a procédé au lancement de l'année missionnaire 2012-2013. Au cours de la célébration eucharistique qu'il a présidée à Kinzao-Mvuete, le 21 octobre 2012, à l'occasion du dimanche de la Mission Universelle, il a fait fait l'homélie ci-après.

Homélie de S.E. Mgr Daniel NLANDU MAYI, Evêque de Matadi, à l’occasion de la messe du dimanche de la Mission Universelle

Kinzao-Mvuete/Paroisse Notre Dame du Sacré-Cœur, le 21octobre 2012

Bakristo na munu ya n’zolua,

Yenge!....Zola!

Zola!.......Kiese!

Bubu yayi kele lumingu ya lumuanganeso ya Nsangu ya Mbote. Na kilumbu yayi ya santu, mu me zodila beno nionso ngizulu ya mbote, na i Nzo Nzambi yayi ya Paroisse Notre Dame du Sacré-Coeur awa na Kinzao-Mvuete. Beto me sangana awa samu na kuvutudila Mfumu Nzambi matondo. Matondo ya beto ikele mpe matondo ya Dibundu nionso ya Santu ya Katolika. Mpamba  ve, Dibundu ya beto ya Santu ya Katolika  me kota na mvula ya impa ya lumuanganeso ya lukwikilu (Allusion à l’ouverture du Synode sur la Nouvelle Evangélisation et à la célébration du cinquantième anniversaire du Concile VaticanII).

Bubu yayi, ya lumingu ya lumuanganeso ya Nsangu ya Mbote, beto vuanda mpe  kintuadi ya n’tima mpe ya kimpeve na Santu Papa Benoît XVI, samu yandi ke kumisa ba mpangi ya beto nsambuadi na luikilu ba Santu. Na bampangi ke kituka ba Santu bubu yayi,  Santu Papa zola  monisina beto mbandu ya kukipesa mpe ya kusadila lutumu yina beto bakaka na Kristo : « Beno kuenda, mpe beno kitula bawu ba ntumua na munu na inza ya mvimba » (Mt 28, 19). 

Bakristo na munu,

Mikanda ya bubu yayi zola ti beto siamisa kisalu ya kumwanganesa Nsangu ya Mbote mutindu Kristo zodilaka yawu. Samu na beto, kisalu ya kumwanganesa Nsangu ya Mbote kele LUTUMU Mpamba ve Kristo tubaka na Balongoki na yandi : «  Beno kuenda, beno kitula makanda nionso bilandi ya munu ».

Lutumu yayi, Dibundu ke sadilaka yawu banda ntama, mpe yawu ke na kumonisa ti, Dibundu tindamaka mpe ke salaka kisalu na yandi ya kulonga Nsangu ya Mbote samu na luvuluzu, ngemba, nzola, unsongi mpe nsalasani.

Na beto bakristo ya bubu yayi, Mfumu me zola ti kumwanganesa Nsangu ya mbote kuiza vwanda diambu ya kusadila malu-malu na inza ya m’vimba, na insi ya beto ya R.D. Congo, mpe na bisika nionso yina bantu ke zingilaka.

Na kutala luzingu awa na Diocèse ya beto ya Matadi, na kutala bisalu yina beto fuete sala kintuadi lutumu ya kumuanganesa Nsangu ya Mbote kele diambu beto fuete kaka sadila (Impératif missionnaire). Yawu zola tuba ti luzingu ya beto ya kimukristo fuete vuanda diluaku ya kumwanganesa Nsangu ya Mbote (Toute la vie chrétienne doit être davantage et profondément missionnaire). Konso mukristo, konso kisalu yandi ke salaka, kisika nionso, yandi fuete sala yawu samu na kumuanganesa Nsangu ya Mbote, yina ikele Nsangu ya makieleke, Nsangu yina kepesa kivuvu na bantu nionso. Mutindu tubaka yawu Santu Papa Benoît XVI : « Bampova ya ma kieleka, yawu beto bakristo beto fuete telemena kimbangi kondua kumona wonga to nsoni ».

Kutelemena bampova ya ma kieleka kimbangi zola tuba kukitula bantu nionso ba Ntumwa to Bilandi ya Yezo. Kutelemena bampova ya ma kieleka kimbangi zola tuba kumonisa ti Yezo  ikele Mfumu, M’vuluzi, N’longi mpe Ntwadisi ya bantu nionso. Kutelemena bampova ya ma kieleka kimbangi zola tuba kumonisa kimukristo ya beto na kuvuanda kintuadi na bantu ya n’kaka na ngemba, ngwizani mpe nsalasani.

Samu na diocèse ya beto ya Matadi, kivuvu na munu ikele ti bakristo na munu ke fwanikisa luzingu ya bawu na malongi ya Nsangu ya Mbote, na lukwikilu mpe na bisalu  ya dibundu na kuvuanda bambangi ya makieleka mpe ya mambote. Na kilumbu yayi ya lumuanganeso ya Nsangu ya Mbote, kivuvu na munu ikele ti bakristo ya diocèse na munu ya Matadi ke monisa luzolo ya kusadisa bampangi, lzolo ya kumonisa lunungu na basukami,  luzolo ya kupesa lusadisu samu na mavimpi ya bambevo, luzolo ya kutomesa luzingu ya basukami, luzolo ya kusiamisa bangindu ya ntomosono ya n’kangu, luzolo ya kukatula bangindu ya kuvambanesa makanda (divisions ethniques), mpe luzolo ya kuzitisa luzingu (respect de la vie humaine).

Yawu yina, na mukanda ya munu, ya Nzibudulu ya Campagne ya ngyonzokolo ya Lukawu lua Papa (27 juin 2012), mu tubaka ti : konso mukristo, landila kisalu na yandi mpe kisika yandi ke vwandaka, fuete kukipesa na diambu yayi metadila kiyekwa ya bakristu samu na kusimba mpe kutunga Diocèse ya beto.

Mu lombaka ti, na OPM 2012, ki kunku ya beto fuete tombuka kulutila yina ya 2011 samu yawu fwanana na bansatu ya beto. Yina ke monisa mvutu ya beto na Santu Papa, na mambu me tadila kuyunduka ya Dibundu na beto mpe luzolo ya beto ya kusadisa yandi.

Bubu yayi mpe kele dilwaku me pesama na munu samu na kuvutudila ba mpangi me katuka na bwala ya Suisse (diocèse ya Génève, Lausanne et Fribourg) matondo. Bawu me kuiza na munu. Beno ke na kumona. Bawu kena kumonikisa bampangi, bakristu,  ya Suisse yonzekaka makabu ya kufuana samu na diocèse ya beto. Landila lukwikilu mpe nzola ya bawu na beto, ba me monisina mbote ti muntu ve fuete zingila yandi mosi kondwa ku vwanda kintwadi ya kieleka na bampangi na yandi « Personne n’est une île ». Mu ke lomba bawu telema samu beto budila bawu maboko, samu na kumonisa kiese ya beto mpe kuvutudila bawu difunda ya matondo. (A la fin des applaudissements)

Kiese to kiese ?...Kiese !

Matondo na Tata…Nzambi !

Bika Mwenze Maria, Mama ya beto mpe  Ndona ya Min’sanga, yandi siamisa beto na luzingu ya beto ya kimukristo samu na kumwanganesa Nsangu ya Mbote, Nsangu ya makieleka. Amen !

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